dimanche 17 septembre 2017

Indé panda, volume 1 (octobre 2016) - COLLECTIF

Titre : Indé panda, volume 1
Auteur : Nathalie Bagadey, Patrice Dumas, Marie Havard, Edith Couture Saint-André, Dean Venetza, Ghaan Ima, Balthazar Tropp, Bouffanges, Amria Jeanneret, Philippe Deniel, Khalysta Farall et Véronique Gault.
Édition : Disponible en numérique gratuitement et légalement ici
Date de parution : Octobre 2016
Nombre de pages : 105
Genre : Nouvelles
Lu en : Septembre 2017

voir estimation ci-après par nouvelle

De quoi s'agit-il : Je me suis lancée dans la lecture du premier volume de l’Indé panda. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un recueil de nouvelles d’auteurs indépendants. Les nouvelles sont sélectionnées après un appel à texte pour n’en garder que 10-12. Le tout est compilé sous forme d’un recueil-journal disponible en ligne au format numérique et totalement gratuit. Chaque auteur dont la nouvelle a été sélectionnée a un petit encart pour parler d’un de ses textes ; de quoi découvrir de nouvelles plumes.

Mon avis : Dans ce premier numéro, il y a 12 nouvelles, de taille et de genre variables, mais aussi, malheureusement, de qualité variable selon moi. Voici un petit aperçu nouvelle par nouvelle de ce qui m’a plu ou non.

Dépendance – Nathalie Bagadey - bon
Nouvelle courte, sympathique, qui m’a fait sourire. Une très bonne idée pour lancer ce premier numéro !

Le Chef d’œuvre de Maître Osato – Patrice Dumas – très bon ♥
Un Japonais passe sa vie à peindre des boîtes en bois. Rythme doux, qui a su me ramener en quelques secondes au Pays du soleil levant. L’auteur sait de quoi il parle, les descriptions sont belles. Une fenêtre ouverte sur un autre monde l’espace de quelques minutes, jusqu’à une fin mémorable ! J’ai été déstabilisée par cette fin, bien joué, je m’en rappellerai, c’est sûr !

La Femme sans visage – Marie Havard – faible ♠
Format qui ne convient pas vraiment à une nouvelle je trouve, peut-être mieux en roman. Manque cruellement de descriptions, rendant certaines scènes peu crédibles, farfelues voire ridicules. Beaucoup de fautes d’orthographe. Rythme saccadé, histoire décousue, dialogues téléphonés entre deux personnages qui savent déjà ce qu’ils se disent. Pas ma tasse de thé et je cherche encore la chute (?).

A cœur perdu – Edith Couture Saint-André – faible ♠
Des phrases un peu trop alambiquées pour moi pour réellement apprécier cette lecture. L’exercice de la nouvelle demande quand même un minimum de nervosité et de dynamisme que je n’ai pas du tout retrouvé dans cette lecture. De plus, le mélange d’un vocabulaire un peu trop savant à des mots plats et courants m’a semblé curieux.

Je trouve qu’il manque des éléments de temporalité, on ne se rend pas vraiment compte du temps qui passe, mis à part grâce au découpage en « chapitres ». La fin me semble peu probable est complètement non déontologique. Cependant, quelque chose me fait dire que l’auteure doit savoir manier le roman, et que l’exercice de la nouvelle n’est pas quelque chose d’habituel. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression de retrouver une patte « roman », du coup, peut-être à tester un jour.

L’Horloger – Dean Venetza – superbe ! ♥♥♥
Waouw ! Là, on voit que l’auteur sait manier la nouvelle ! L’univers est riche derrière la nouvelle, on sent qu’il en a encore sous le pied et j’ai très envie de découvrir plus en avant ce monde particulier. En plus, le sujet est abordé sous un angle qui me plaît bien avec ces horlogers particuliers. Je vois que l’auteur utilise cet univers dans d’autres textes, j’ai hâte de les découvrir. J’en veux plus, ça, c’est sûr.

Celui qui protège – Ghaan Ima – très bon ♥
Pas mal du tout, même si j’ai trouvé le début un peu en dessous de la deuxième moitié, qui, elle, est explosive ! Je vois que cette nouvelle s’inspire du monde créé par l’auteure dans l’un de ses romans, je vais peut-être me laisser tenter.

Crocodile – Balthazar Tropp - bon
Sympa, direct (peut-être un tout petit peu trop à certains endroits) et qui fait réfléchir. Disons que j’ai apprécié son personnage un peu atypique, ça fait plaisir de sortir des sentiers battus de ce côté-là. La fin arrive peut-être un peu abruptement, on sent presque l’envie de l’auteur de continuer à parler de son cher crocodile qui a l’air de lui tenir à cœur.

Votez Blanc ! – Bouffanges - bon
Intéressant et qui fait réfléchir. Après, j’avoue que la politique française ne m’intéresse pas des masses. Heureusement, ce n’est pas là le message que veut faire passer l’auteur. Cependant, bien sûr, lorsque certains noms sont cités, je reste parfois un peu de marbre alors qu’un citoyen français y verra sûrement un message plus fort. On va dire que sous forme de nouvelle, ça va très bien, je ne me serais pas vue lire un roman de 500 pages sur le sujet par contre. En tout cas, j’ai apprécié l’idée de fond sur laquelle je médite encore.

Ad vitam aeternam – Amria Jeanneret - bon
Tout à fait correct. Pas ma nouvelle préférée, mais elle se laisse lire. La chute est très sympa. Par contre, j’ai trouvé certains monologues intérieurs un peu longs par rapport à « l’action » elle-même : léger déséquilibre selon moi.

Photos volées – Philippe Deniel – bon
Une nouvelle toute courte qui m’a fait sourire. Une très bonne idée, il fallait y penser. Après, je ne peux pas en dire beaucoup plus, sinon, je gâche tout.

Le Monolithe – Khalysta Farall – superbe  ! ♥♥♥
Ah la la ! On sent que l’auteure est à l’aise avec les nouvelles ! Comme pour L’horloger, on est dedans en quelques secondes. On sent qu’il y a tout un univers réfléchi là-derrière et qu’elle nous les couche sur papier à son bon vouloir, évitant même par moments de nous donner toutes les clés, tant il est clair que son univers est « normal » pour les personnages. C’est génial, parce que nous avons suffisamment d’éléments pour suivre facilement, avec la volonté d’en savoir plus sur son univers. Elle arrive nous avoir à sa botte après quelques lignes, bien joué.

La Mouche – Véronique Gault – très bon ♥
Je ne voyais pas du tout où l’auteure voulait nous emmener, et ça m’intriguait, parce qu’il y avait forcément une solution. Je sentais qu’elle était là, tout près, tangible, mais non… Et tout à coup, la chute arrive, gros éclat de rire, mais c’est bien sûr ! Simple, rapide, efficace et drôle. Réussi, et j’ai rigolé, bon mélange.

Pour résumé, du bon et du moins bon. Dommage pour les quelques fautes retrouvées çà et là au fil des nouvelles (plus dans certaines que d’en d’autres cela dit). Ce qui est sûr en finissant ce numéro, c’est que je vais suivre Dean Venetza, car j’ai adoré sa nouvelle. (Khalysta Farall, je connais déjà, sa nouvelle vient juste appuyer le fait que j’aime ce qu’elle écrit.) Sinon, pour sa plume et ses idées, je vais me renseigner sur Patrice Dumas. Et surtout, je vais lire les numéros 2 et 3 ! Je me dis que ce premier numéro un peu « surprise » a peut-être déstabilisé certains auteurs. Maintenant qu’ils savent à quoi s’attendre, la suite ne peut être que meilleure. Je vais comparer les noms et me préparer une petite liste d’auteurs à découvrir, huhu.

En tout cas, n’hésitez pas, venez découvrir l’Indé panda. C’est gratuit et c’est bien ! https://lindepanda.wordpress.com/

Une superbe initiative pour découvrir de nouvelles plumes indépendantes :D

samedi 16 septembre 2017

Cinquante Nuances (trilogie) - E. L. JAMES

Titre : Cinquante Nuances de Grey (#1)
Titre original : Fifty Shades of Grey
Auteur : E. L. James
Édition : JC Lattès
Nombre de tomes : 4
Date de parution : 2012
Nombre de pages : 551
Genre : Érotique (romance)
Décor : USA
Lu en : Février 2015

6/10

Quatrième de couverture : Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…


Mon avis : Bon, je n'ai lu que le tome 1, alors je ne sais pas comment ça se passe par la suite. J'ai aussi lu à plein d'endroits des analyses et des avis cinglants sur les violences conjugales. Honnêtement, après avoir terminé la lecture du tome 1 (que j'ai lu mi en anglais et mi en français et que j'ai trouvé laaargement plus soft en anglais cela dit en passant) je suis complètement hallucinée par cette analyse. De la violence conjugale ? Ana accepte, apprécie et en redemande à chaque fois... Elle dit régulièrement être gênée, humiliée, blessée... ça m'avait choquée sur le moment. Mais quelques lignes plus tard, elle admet avoir malgré tout aimé ça et en redemande encore. Donc du coup, j'ai l'impression qu'elle aime ça, mais qu'elle n'arrive pas encore à l'admettre...

Après, Christian est quand même un saligaud, et il y a certaines choses que je n'aurais jamais acceptées (même dans une relation sans SM). Par exemple, le fait qu'il choisit et commande la vie d'Ana. Mais là aussi, rien ne l'empêche de lui dire non, de refuser, de le quitter... Mais elle reste, elle se résigne et elle le fait (après quelques négociations à chaque fois). Alors oui, elle a l'air un peu bébête, mais jusqu'à preuve du contraire, elle n'a pas un couteau sous la gorge, elle est "amoureuse".

En plus, à un moment, on sait ce qu'elle ressent pendant une scène de fessée un peu crue. Elle sait le mot d'urgence qui lui permettrait de tout arrêter, mais elle ne l'utilise pas... Pourquoi ? Après, cette "punition", lorsque Christian veut lui faire un câlin tout gentiment, elle le rejette, elle lui dit non. Mais de nouveau, pourquoi ? Il lui suffisait de mettre fin avec ce fameux mot (c'est pas comme si Christian ne le lui avait pas répété 15 fois dans le même chapitre en plus !) Finalement, je comprends que Christian soit troublé... Comment peut-il s'imaginer qu'elle lui en veuille ? Elle n'a rien dit, elle a souffert en silence, alors qu'elle semblait ne pas aimer ça, mais elle le cache. Cette scène m'a donné envie de hurler, mais pas contre Christian, contre Ana ! Mince à la fin, qu'elle parle si elle n'aime pas ça, qu'elle lui dise stop. En fait, elle endure des choses qu'elle n'apprécie pas (pour cette scène-ci) ou qu'elle n'ose pas avouer aimer (alors qu'elle semble prendre son pied), par amour. Un amour destructeur, qui ne la rend pas totalement heureuse, qui lui fait faire des choses en désaccord avec ses valeurs. Mais ce n'est pas de la faute de Christian (je répète, en tout cas dans le tome 1). Dès le début il lui répète que ce n'est pas un homme bien, qu'il n'est pas fait pour elle. Et non, elle reste.

Après, honnêtement, je ne connais pas les us et coutumes des amusements pimentés à la sauce SM, mais en tout cas, je n'y vois pas (vraiment) de violence conjugale. Dans le sens où elle n'a qu'à dire non (nom di djou !). Ils se mettent d'accord sur un mot pour tout arrêter, ben... Qu'elle l'utilise ! Qu'elle parte si elle est malheureuse. Qu'elle fixe de nouvelles limites si elle ne se sent pas prête à les franchir, c'est tout ! En plus, quand je vois que certains critiquent le livre parce que cela donne une mauvaise image du SM, (peut-être, je n'ai toujours pas lu la suite) mais moi, ce n'est pas ça qui m'a marquée dans l'histoire. On voit clairement que Christian est un saligaud (même dans sa vie de tous les jours). Il a le pouvoir et a l'habitude qu'on lui obéisse, ça a dû lui monter à la tête et il reproduit peut-être certaines choses dans ses jeux sexuels. Mais pour moi, ce n'est pas l'image du SM qui est mise en cause, mais le sale caractère de monsieur. Et en ce qui concerne Ana, on voit bien que c'est l'archétype de la pauvre gourde amoureuse qui est prête à tout par amour... Alors oui, il profite peut-être un peu. Mais franchement, à la place de Christian, il y a des choses que je n'aurais pas comprises non plus. (Genre pourquoi Ana me rejette-t-elle parce que je lui ai donné six fessées ? Mince quoi, je lui en ai données six, elle avait largement le temps de me dire qu'elle voulait arrêter ?)

Je tiens à dire que la version originale est nettement plus soft, les termes sont moins crus et moins vulgaires (nettement plus érotiques et sensuels). J'ai souffert quand je suis passée à la version française, mais j'ai continué pour voir ce que ça donnait. Je n'ai pas lu la suite, donc je ne sais pas si tout le pan "violences conjugales" arrive après, si tel est le cas, je n'ai rien dit, car bien entendu, je ne suis pas pour les violences conjugales. Je n'ai pas non plus vu le film, peut-être va-t-il plus loin dans ce qu'il montre que le livre, je ne sais pas. Parce que certains actes m'auraient profondément gênée si je n'avais pas eu la petite voix intérieure d'Ana, nous expliquant qu'elle trouvait ça bon. Je me dis que forcément, dans le film, on va peut-être pas mettre une scène de fesses avec la voix d'Ana pendant l'acte qui nous dit qu'elle trouve ça bon... Du coup, on se sent peut-être plus dans le rôle du voyeur que dans le livre où les passages gênants sont approuvés par madame. Pour finir, il ne faut pas oublier que les personnages sont des bons gros clichés de base : le vice et la pucelle qui tombent amoureux au premier regard, sans aucun autre explication... Comme par hasard, monsieur est riche, comme par hasard, madame n'a plus aucune force de caractère en présence de monsieur. Que les amateurs de SM trouvent que ce couple ne rend pas hommage aux pratiques SM, je peux comprendre, parce que la même histoire sans scènes SM, j'aurais eu le même avis : ce couple ne rend pas hommage à la pratique de l'amour non plus... Selon moi, c'est plus un problème de protagonistes que de représentations des pratiques SM.

Enfin bref, ça me dérange un peu ces histoires de violences conjugales... Parce que j'avais commencé ce livre bien avant que ces critiques foisonnent de tous côtés et j'avais plus ou moins apprécié ma lecture jusqu'à ce moment-là. J'ai été profondément choquée de me dire que j'étais potentiellement en train d'apprécier un livre qui présente la violence conjugale comme étant quelque chose de normal, de bien, d'excitant... J'ai donc repris ma lecture avec un œil de lynx et j'avoue que tout ce que j'en ai trouvé jusqu'à la fin, c'est qu'Ana est vraiment une gourde et Christian en profite. (Mais c'est un peu normal... Si elle ne se plaint pas et dit aimer, pourquoi ne pas continuer et proposer d'aller plus loin ?)

Clairement mieux en VO qu'en VF. Et quant à la polémique "violence", il n'y a pas de quoi fouetter un chat...

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Titre : Cinquante Nuances plus sombres (#2)
Titre original : Fifty Shades darker (#2)
Auteur : E. L. James
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 710
Décor : USA : Seattle (WA), Portland (OR)
Lu en : Septembre 2016

2/10

Quatrième de couverture : Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister. Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.

Mon avis : Ceux qui me connaissent savent que je lis cette saga principalement pour mon travail de mémoire. (Critique de la traduction française notamment.) Mais j’avais bien aimé le tome 1, il ne casse pas des briques, mais ça passait. Là, en comparaison, le 2 est d’un ennui mortel et répétitif au possible. Je précise tout de suite que je vais parler du roman en tant que tel sans effleurer les sujets qui font polémique autour de cette saga, car je ne veux en rien ouvrir un quelconque débat là-dessus.

Pour commencer, je ne comprends absolument pas pourquoi ce roman est aussi long ! Vraiment, si on coupe toutes les scènes identiques, qui vont jusqu’à utiliser les mêmes phrases (oui, oui !), je pense qu’on arrive à sauver un petit cinquième grand maximum. Quel remplissage ! Et ce terme me fait bien rire vu qu’il est utilisé pour décrire l’acte sexuel, mmmm, ça donne envie hein, quel romantisme. Heureusement que je lisais sur liseuse, parce que je pense que j’aurais fini par arracher des pages à force de voir passer les « caresses expertes », « la langue virevoltante » et autres expressions bateau qu’on retrouve toutes les 30 pages, passionnant, n’est-ce pas ?

Niveau écriture, je ne vais pas m’étendre là-dessus, contrairement à Christian sur Ana… C’est vraiment plat et mou (pas comme Christian… Bon, d’accord, j’arrête). Et quelquefois j’ai explosé de rire en remarquant des phrases de remplissage hilarantes car complètement vides de sens. Par exemple « il porte son jeans, sa chemise et c’est tout. » Ouais, d’accord, genre il est habillé hein, que d’érotisme, ça valait la peine de me donner cette description, tiens… Une autre perle : « mon maquillage se réduit au minimum pour avoir l'air naturel. Crayon pour les yeux, mascara, un peu de fard à joues rose et un rouge à lèvres rose pâle. » Je ne sais pas pour vous, mais se mettre déjà quatre types de produits différents sur la face, moi j’appelle ça être maquillée.

Sinon, je vous passe toutes les exagérations de toutes sortes, comme les 100'000 dollars que Christian gagne chaque heure… Non mais vraiment, était-ce nécessaire de lui faire gagner une telle somme, vraiment, c’est bon, on a compris qu’il est riche, pfff.

Je vais faire un tour sur l’histoire elle-même, qui est, heu… ce qu’elle est… C’est du « je t’aime, en fait non, en fait oui, mais non », on voit qu’Ana ne sait pas du tout ce qu’elle se veut et elle est insupportable. Christian est lui aussi insupportable, possessif et étouffant au possible, perso, un homme comme ça, ça me ferait peur et je l’enverrais voir ailleurs assez vite.

Les scènes à caractère sexuel ne sont pas particulièrement intéressantes, elles se ressemblent toutes. Au point qu’elles deviennent ennuyeuses au possible, on espère que les deux protagonistes fassent autre chose que l’amour, histoire de se désennuyer un peu, et pour un livre érotique, c’est pas bon signe… Le livre qui perd même sa raison d’être… Bien joué, j’avais jamais vu ça.

Par ailleurs, il y a un élément que je ne pardonne pas à cette histoire, c’est le « diagnostic » du sadomasochisme de Christian. Pardon pour le spoil pour ceux qui par hasard voudrait l’apprendre, au pire arrêtez votre lecture là, mais savoir qu’il fait ça parce que les petites brunettes qui lui servent de soumises lui rappellent sa mère qui l’a fait souffrir. Alors du coup, il veut se venger et faire du mal à ces femmes qui lui font penser à sa mère. Heu… On ne pouvait pas avoir un mec ouvert sur sa sexualité qui s’éclate dans sa relation SM ? Non, il faut que ce soit lié à un problème psychologique qu’il faut soigner, ah ouais, c’est excitant ça…

Bref, du coup je ne comprends pas l’intérêt de ce tome, le piquant est parti, les réactions étranges de Christian sont maintenant des problèmes psychologiques et il passe pour une espèce de gros pervers manipulateur surprotecteur et possessif. Trop émoustillant !

Donc on va dire que j’ai de la matière pour mon mémoire, mais j’ai souffert pour me l’enfiler celui-là (à l’instar d’Ana… Non, j’avais dit que j’arrêtais ! Haha). Donc franchement, autant le tome 1, pourquoi pas, il est sympa, surtout en VO, parce que la VF est vraiment douteuse, mais le tome 2, heu… Non, juste non. Me réjouis pas de lire le tome 3, mais je n’ai pas trop le choix.

Tome 1 sympa, mais ce tome 2 est répétitif, long, ambigu, ennuyeux... Zzzz

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Titre : Cinquante Nuances plus claires (Cinquante Nuances#3)
Titre original : Fifty Shades Freed
Auteur : E.L. James
Date de parution : 2012
Nombre de pages : 720
Genre : Érotique (romance).
Décor : Washington et Oregon (USA), France, Angleterre
Lu en : ici

2/10

Quatrième de couverture : A présent réunis, Ana et Christian ont tout pour être heureux : l'amour, la fortune, et un avenir plein de promesses. Ana apprend à vivre dans le monde fastueux de son M. Cinquantes Nuances sans perdre son intégrité ni son indépendance tandis que Grey s'efforce de se défaire de son obsession du contrôle et d'oublier son terrible passé. Mais bientôt, alors que tout semblait leur sourire, le destin les rattrape et leurs pires cauchemars deviennent réalité... Un happy end est-il possible pour Grey et Ana ? [b]Note : Ahhhh oui, c'est vrai qu'on se demande, on n'imagine pas DU TOUT comment ça va finir depuis les 50 premières pages du tome 1 ! Mystère...[/b]

Mon avis : Dans ce tome, on retrouve Ana et Christian après leur mariage, en lune de miel, et autant dire, que ça baise dur, au milieu des yachts, réceptions et soirées hors de prix. Et on s’achète des robes à 850 $, ben oui, elle est riche maintenant la petite Ana, mais ça la gêne d’acheter des trucs chers… La pauvre petite pétée de thunes qui culpabilise d’avoir des sous ! J’ai envie de dire que si ça la gêne, qu’elle s’achète une robe à un prix décent hein, c’est tout…

Sinon, que dire de plus. Dans ce tome, ça couche un peu moins par-ci par-là, parce qu’il y a une sous-intrigue (eh oui, vous avez bien entendu, il y a une sorte d’intrigue dans Cinquante Nuances plus claires). On a le droit à quelques scènes de presque action, du coup, ça se lit très vite, mais du coup, si vous lisiez ce livre pour ses frasques sexuelles, vous allez être déçus, vraiment.

Bon, passons encore sur le fait qu’à un moment donné Ana se balade comme si de rien 5 millions de dollars sur elle… Précisons tout de même que s’il s’agit de grosses coupures, ça fait tout de même une pile de 6,2 mètres de billets, pour un poids total de 50 kilos, qui remplissent donc environ deux gros sacs-poubelles de 35 litres. Tellement discret, et surtout, tellement crédible, à l’image de toute cette saga.

Le pire dans tout ça, c’est qu’avec les promesses de Christian pendant les nombreuses parties de baise depuis le tome 1, du genre « un jour, je vais te faire ça ou ça », je suis déçue de ne pas avoir lu ces scènes en question, parce que oui, le Christian, il se relâche. Certes, il reste selon ses mots « une érection ambulante » (au moins il est conscient de l’image qu’il renvoie dirons-nous), mais il calme ses ardeurs. Malgré tout, même en calmant ses ardeurs, il arrive être à côté de la plaque, gênant… rien ne change dans le rouge feu de la salle de jeux, et Ana est toujours aussi tarte, vraiment, rien ne change.

En plus, j’ai été « ravie » de retrouver la traduction de Denyse Beaulieu, qui me semble toujours aussi mauvaise, comme pour le tome 1. Là en plus, j’ai eu la chance de découvrir les multiples usages du qualificatif « cochon » utilisé n’importe comment et à tout va, sans oublier les fameux « la vache » (quel bestiaire !) et ce genre d’exclamations à la « ouh là », « bordel de merde » et autres joyeusetés.

Bref : c’est nuuul !

jeudi 14 septembre 2017

Les Moissonneurs stellaires (tomes 1 & 2) - Khalysta FARALL

Titre : Six (Les Moissonneurs stellaires#1)
Auteur : Khalysta Farall
Édition : Sophie Quesse
Nombre de tomes : 1 pour l'instant
Date de parution : Août 2016
Nombre de pages : 292
Genre : Science-fiction
Décor : Espace
Lu en : Juillet 2017

10♥/10

Quatrième de couverture : « Ils sont arrivés un jour et ont détruit notre planète… ».

C’est en entendant répéter cette phrase que Cowl, un jeune pilote, a grandi sur une flotte spatiale. Fuyant un ennemi que nul ne semble avoir vu depuis longtemps, les derniers humains avancent inlassablement dans les espaces inconnus et inexplorés sans jamais se fixer nulle part. Mais un jour, alors qu’il explore une nouvelle planète, Cowl trouve une jeune fille étrange et partiellement amnésique.

Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Et surtout, comment se fait-il qu’elle sache autant de choses sur la Terre et ce qui s’y est passé des siècles auparavant ?


Mon avis : J'ai eu la chance de gagner ce livre grâce à un concours organisé par Khalysta Farall. Autant dire que j'ai sauté de joie, puisque j'avais déjà lu Le Vaisseau du Cristal que j'avais adoré ! Donc j'ai vite plongé dedans.

Dès les premières pages, j'ai retrouvé ce qui m'avait plu dans Le Vaisseau du Cristal : un univers de science-fiction passionnant, un peu mystérieux, mais très accessible, parce que les personnages vont l'arpenter pour en présenter les différentes particularités.

Ici, on suit les aventures de Cowl, un pilote de vaisseau, qui va découvrir une planète inconnue, sur laquelle il va rencontrer une jeune femme, Six, avec qui il va tisser des liens d'amitié. Elle va lui parler de son passé et lui révéler des informations qui vont changer non pas que la vision de son monde, mais de l'univers tout entier !

L'univers est bien réfléchi, les personnages sont bien distincts et on s'y attache assez vite, qu'ils soient humains ou robotiques. Khalysta Farall a réussi à donner vie à des robots très particuliers, des Échos, créés dans un but qu'elle explique bien au fil des pages et auquel j'ai totalement adhéré. Elle a également réussi à les doter de personnalités intéressantes, qui m'ont fait sourire quelquefois et m'a permis de les voir rapidement comme des personnages à part entière et non de simples boîtes de conserve.

J'ai vraiment hâte de découvrir la suite, parce que la fin de ce premier volet nous donne vraiment envie d'en savoir plus, même si j'avoue que pour une fois, ce premier tome n'est pas qu'un « tome à visée introductive », non, il sert, certes, d'introduction, mais nous offre déjà pas mal de contenu, ce que j'ai grandement apprécié.

Je recommande donc vivement, aussi bien aux amateurs de science-fiction qu'à ceux qui ne connaissent pas trop ce genre, puisque ce roman permet d'arpenter rapidement un univers intéressant et facilement accessible, qui ne laissera personne sur le perron. Et MERCI de ne pas avoir choisi des noms imprononçables contenant au moins 20 lettres dont 17 consonnes ! Quel plaisir de ne pas devoir s'arrêter à chaque nom !

En deux mots comme en cent : à lire !

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Titre : Mirage (Les Moissonneurs stellaires#2)
Auteur : Khalysta Farall
Date de parution : 2017
Nombre de pages : 225
Décor : Six, espace
Lu en : Septembre 2017

9/10

Quatrième de couverture : Cela fait déjà un an, et pourtant Cowl a toujours du mal à se remettre de leur victoire. La colonisation a débuté et il reste tant de choses à faire... Mais, indifférent à cet engouement, le jeune pilote ne cesse de se questionner sur ce qu'il aurait dû faire ce fameux jour. Pourtant quelque chose va réussir à le sortir de ses sombres pensées. Quelque chose... ou quelqu'un ? Car il se sent observé. Là, entre les feuillages de la forêt qui entoure leur nouveau refuge, une paire d'yeux semble le suivre. Ce regard est-il réel, ou bien n'est-il que le mirage de la culpabilité ?

Mon avis : Il y a quelques semaines, Mirage, le tome 2, est sorti. Une fois mes lectures commencées ou imposées finies, je me suis plongée dedans avec grand plaisir de retrouver Cowl et ses comparses.

J'ai été ravie de retrouver l'univers que j'avais arpenté dans Six et d'en apprendre plus sur la planète nommée Six. On y découvre tout un bestiaire d'animaux étranges et souvent dangereux, et on retrouve Cowl, dans l'état qu'on imagine après la fin du premier tome.

Il tente de redonner un sens à sa vie, mais ce n'est pas toujours facile. Bien sûr, il pourra compter sur l'aide de Trixy, qui va s'avérer, à plusieurs reprises, être la casse-bonbons de service. S'ensuivent souvent des répliques un peu cassantes et pleine d'humour entre le garçon et son Écho. Ces passages sont rigolos, mais permettent aussi de rendre les deux personnages encore plus indispensables l'un pour l'autre, entre confiance et amitié, c'est chou.

Puis un événement vient perturber ce quotidien un peu plat, et là, tout s'enchaîne rapidement. Je ne vous en dis pas plus, mais on va se retrouver à bord d'un vaisseau éclaireur dans l'espace, et ça, j'ai adoré. On ne se repose pas sur ses lauriers quand on est un pilote, surtout quand la menace rôde. Et quelle menace ! Je ne l'avais vraiment pas vu venir, et ça, j'apprécie ! VRAIMENT !

Seul petit bémol, j'aurais aimé avoir quelques petites descriptions de plus, notamment dans l'espace, pour me représenter un peu mieux les différentes vaisseaux vu de l'extérieur par exemple. Mais mis à part ça, rien à dire, j'ai lu avidement les pages qui défilaient devant mes yeux, triste d'avance de voir leur nombre diminuer drastiquement.

La suite, la suite, la suite !

mardi 12 septembre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge - Florent MAROTTA

Titre : Le meurtre d'O'Doul Bridge
Auteur : Florent Marotta
Édition : Taurnada
Date de parution : 7 septembre 2017
Nombre de pages : 248
Genre : Thriller, policier
Décor : San Fransisco (USA)
Lu en : Septembre 2017

9/10

Quatrième de couverture : San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Mon avis : J’ai eu la chance de recevoir un nouveau livre de la part des éditions Taurnada : Le Meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta. J’ai déjà lu deux romans de cet auteur : un thriller (Le Visage de Satan) et un fantasy (Yzé et le palimpseste) ; et j’ai adoré ces deux lectures, je trépignais donc de découvrir ce nouveau roman.

Michael est coach de vie français expatrié à San Fransisco. Le quotidien suit son cours jusqu’au jour où Michael se retrouve dans la ligne de mire de la police dans une affaire de meurtre. Les souvenirs noirs de sa vie passée refont surface et il va se battre pour faire éclater la vérité, pour ne pas sombrer.

Un roman comme je les aime, à la longueur parfaite : on ne se perd pas dans des longueurs inutiles, mais on ne court pas un sprint les yeux fermés sans avoir le temps d’apprécier les choses. Florent Marotta a le don de réussir à donner une belle profondeur à ses personnages en quelques pages et, très rapidement, on a l’impression de les connaître intimement. J’adore, parce qu’on est tout de suite dans le feu de l’action.

D’ailleurs, en parlant d’action, ce roman n’en manque pas. Le meurtre d’un homme va mener Michael à enquêter sous le manteau. J’ai aimé la détermination de ce personnage hors normes, ses blessures du passé, qui refont surface au bon moment pour captiver le lecteur, son courage dans une situation difficile.

Je crois qu’il n’y a pas besoin de tergiverser plus longtemps : Florent Marotta est un auteur accompli, capable de jeter les bases d’une histoire riche et d’offrir aux lecteurs des personnages profonds, atypiques et complexes en un temps restreint, ce qui permet de se plonger pleinement dans l’action dès les premières pages. Ajoutons à cela une plume qui me plaît, quelques pointes d’humour dans la bouche des personnages qui m’ont toujours fait sourire et une enquête qui se tient parfaitement. Rien à dire de plus : un très bon livre.

Merci aux édition Taurnada de m’avoir fait découvrir ce nouveau titre !

Très bonne lecture, très bon moment passé, à lire !

samedi 26 août 2017

Qui a tué Heidi ? - Marc VOLTENAUER

Titre : Qui a tué Heidi (suite du Dragon du Muveran)
Auteur : Marc Voltenaueur
Édition : Slatkine & Cie
Date de parution : 2017
Nombre de pages : ici
Genre : Policier
Décor : Gryon, Lausanne, Genève, Zoug (Suisse), Russie
Lu en : Juillet 2017

10♥/10

Quatrième de couverture : ici

Mon avis : C'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai dévoré ce roman, que j'ai reçu de la part de Marc Voltenauer et des éditions Slatkine & Cie. Mille mercis, j'ai été ravie de cette belle surprise et j'ai grandement apprécié ma lecture, du pur bonheur !

Dès les premières pages, nous retrouvons l'enquêteur Auer, que j'étais très heureuse de retrouver. Probablement l'un des personnages de roman qui me touche le plus : réaliste, gentil, droit, profondément humain, mais qui, comme tout le monde, cache quelques secrets. On retrouve aussi son compagnon ainsi que Minus et quelques personnages rencontrés dans Le Dragon du Muveran. Encore une fois, le lecteur sera amené à parcourir les rues de Gryon, à observer des panoramas montagneux qui font rêver, mais il découvrira aussi un aspect nouveau, qui m'a énormément plu : la vie à la ferme et, entre autres, les concours de Reines. Une belle manière de mettre en lumière la vie agricole suisse et ses traditions.

J'ai toujours quelques appréhensions quand je débute une suite d'un livre que j'ai adoré, toujours peur d'être un peu déçue et de remarquer que l'auteur avait tout mis dans son premier roman. Après quelques chapitres à peine, cette appréhension s'est envolée bien loin, Marc Voltenauer nous prouve qu'il en a encore beaucoup sous le sabot (si je puis dire ☺), qu'il sait se renouveler et surprendre ses lecteurs !

D'ailleurs, surprise, je l'ai été, à de nombreuses reprises ! Du jamais vu ! Je crois que je n'ai jamais été aussi sûre d'une piste pour me rendre compte que je faisais fausse route. Et ça ne s'est pas arrêté là, ensuite, un petit sourire s'est affiché sur mon visage, je me suis dit « ah, mais oui, bien sûr, suis-je bête » alors que je me trompais une nouvelle fois... Je ne compte même plus mes fausses pistes, et pourtant, tout concordait. Autant dire que j'ai été prise par cette enquête, comme un jeu, un puzzle qu'il faut résoudre... Mais un puzzle mortel ! Car chaque piste est marquée d'une pierre noire : la plupart du temps, un corps.

L'enquête est tout simplement passionnante et prend de telles proportions. On commence par se demander qui a tué Heidi, comme le titre nous l'indique, mais en grattant un peu, on se rend vite compte que ce n'est qu'une étape sur la longue route de celui qui veut arriver à ses fins. Du grand art !

Un autre point que j'ai adoré, c'est que l'on sent que l'auteur sait déjà où il veut nous amener dans ses tomes suivants et commence à instaurer çà et là des petites questions, des petites part d'ombre et approfondit certains aspects de ses personnages. C'est tout bonnement génial de voir que l'auteur sait où il veut aller, ainsi, le lecteur sait qu'il ne va pas tomber nez à nez avec des révélations complètement improbables qui lui tombent dessus après plusieurs tomes parce que l'on sent que l'auteur a tout soudain eu une bonne idée. Là, tout est amené, progressivement, de manière réfléchie... je brûle d'en savoir plus ! Et encore, je n'ai pas parlé de la fin, là, autant dire que l'expression brûler dans savoir plus est assez faible, je trépigne, je tourne en rond, je m'imagine tout et n'importe quoi, mais une chose est sûre : attendre la suite va être difficile.

Je recommande vivement ce roman (ainsi que son prédécesseur, Le Dragon du Muveran). Une bouffée d'air frais des montagnes, une enquête absolument géniale, des personnages très attachants, une présentation agréable de la vie à Gryon et de quelques traditions suisses. Et même s'il est un peu tôt pour donner mes coups de cœur 2017, je peux vous assurer qu'il sera dans les trois premiers, impossible qu'il en soit autrement avec tout ce que ce livre m'a fait vivre !

Ne réfléchissez plus, lisez ce livre ! VIIITE !

mardi 22 août 2017

Souvenirs d'enfance (livre 1) - Marcel PAGNOL

Titre : La Gloire de mon père (Souvenirs d'enfance#1)
Auteur : Marcel Pagnol
Édition : Éditions de Fallois
Nombre de tomes : 4
Date de parution : 1957
Nombre de pages : 216
Genre : Autobiographie
Décor : Marseille (FR)
Lu en : Août 2017

10♥/10

Quatrième de couverture : Marcel Pagnol raconte, en qualité de témoin, les personnages de son enfance et la vie dans la famille d'un instituteur d'Aubagne, qui va s'animer avec la location d'une bastide dans la garrigue de l'arrière-pays marseillais où ils vont passer les grandes vacances. Cette villa dont rêve Marcel depuis toujours se nommera la Bastide neuve, il y passera les plus beaux jours de sa vie.

On y voit comment le petit Marcel parvient à épanouir peu à peu sa personnalité, celle d’un fils aîné de Provence, passionné par la lecture et les aventures dans les collines, partagé entre son amour exclusif pour la belle couturière, éternelle jeune fille incarnée par Augustine, qui sera une mère tendre et discrète, et l’admiration pour son père, Joseph le maître d’école, anticlérical et anti-alcoolique, mais profondément humain. Il ne deviendra complètement son héros qu’en lui prouvant qu’il aime autant que lui ses chères collines, glorifié par un exploit de chasse. L’enfant se débat entre ses rêves et les découvertes parfois angoissantes de la réalité du monde où il vit : Les adultes peuvent aussi mentir...

Sentir qu’il est aimé et entouré, parvenir à être fier de ses parents et de lui-même est le défi même de cette belle et poignante histoire... à la fois unique et universelle.


Mon avis : Lecture magnifique ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. En fait, il s'agit de souvenirs d'enfance marquants, d'anecdotes du passé de Marcel Pagnol, racontés avec beaucoup d'humour, allant droit au but.

Nous vivons des moments privilégiés avec l'auteur, prenons part à ses jeux d'enfants avec son frère : chasse aux indiens, observation des insectes... J'ai ri de ces premières découvertes (aussi le déboutonnage de nombril) et de la façon qu'ont les enfants de prendre les adultes au mot. Puis les découvertes, les bêtises et les éclats de rire reprennent.

Cette histoire est touchante, belle, drôle et... tellement vraie ! Magnifique, j'ai adoré ! En plus, ça se lit très vite, alors aucune raison de ne pas vous lancer. ☺

Superbe, bien écrit, drôle et touchant. À lire !

samedi 19 août 2017

La Ballade de Pern - Anne McCAFFREY

Titre : La Ballade de Pern
Titre original : Dragonriders of Pern
Auteur : Anne McCaffrey
Édition : Pocket, entre aures
Nombre de tomes : 15 officiellement selon les intégrales
Date de parution : 1968-2003
Genre : Fantasy, SF
Décor : Pern

Ordre de lecture :

Ordres de lecture :
Il faut savoir que l'ordre de lecture de la saga La Ballade de Pern est extrêmement compliquée à comprendre, tant les possibilités d'aborder cette saga sont possibles. Pour plus d'informations, je vous conseille d'aller jeter un œil à cet article sur le blog Nevertwhere qui explique très bien les différentes options. J'ai personnellement choisi l'ordre de parution originale (colonne 1 ci-dessous), mais il est possible de suivre l'ordre des intégrales (colonne 3), qui suit l'ordre chronologique à Pern, ou encore par « cycles internes » de la saga (colonne 4). Bref, c'est compliqué. En plus, certains tomes ne sont pas repris en intégrales... Comme La Chute des Fils et une suite a été coécrite par le fils de l'auteure, Todd McCaffrey. De ce que j'ai compris, seuls très peu de tomes ont été traduits en français. Quant à leur ordre officielle dans la saga, je pense qu'il vaut mieux les lire après les 16 premiers « originels ».


Donc pour moi, ce sera l'ordre de parution, c'est-à-dire la colonne 1.

Allez, c'est parti !
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Titre : Le Vol du dragon ① (La Grande Guerre des Fils#1)
Titre original : Dragonflight
Nombre de pages : 310
Lu en : Juin 2017

10/10

Quatrième de couverture : Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern.

Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils vivent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leur lutte d'éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern.

Mais le chevalier F'lar, maître du dragon Mnementh, se remet à étudier les vieilles légendes. L'Etoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?


Mon avis : Je découvre cette saga dont on m'a parlé il y a peu. Déjà, j'ai galéré pour comprendre l'ordre de lecture, parce qu'il y a plusieurs ordres pour s'attaquer à cette saga. J'ai choisi finalement l'ordre de publication original, ce qui n'est pas pratique, parce que la VF a fait des intégrales qui ne suit pas du tout cet ordre. Je ne vais pas pouvoir me prononcer sur un choix différent, mais en tout cas, celui-ci me convient et je suis ravie.

J'ai commencé donc avec Le Vol du dragon, où l'on fait la découverte avec l'univers en général. On est sur une autre planète, dans une époque inconnue, mais future. Dans cette époque, il existe des dragons et d'autres créatures du genre. Ils vivent selon une hiérarchie très stricte, partagés entre des Forts et des Weyrs (lieux où vivent les dragons).

Les archives indiquent que régulièrement, des fils de type inconnu tombent sur la planète. Il s'agit de filaments argentés qui détruisent l'énergie vitale des plantes et tuent les cultures. Seul le feu des dragons peut les terrasser, c'est pourquoi le rôle de chevalier-dragon est si important pour Pern.

Malheureusement, le temps passe, et il semble que les hommes ont la mémoire courte... Après un long intervalle sans fils, il leur semble qu'ils ne tomberont plus... Et pourtant... Certains le savent, cela recommencera.

C'est donc complètement pris au dépourvu que les chevaliers-dragons vont devoir lutter contre l'assaut des fils.

Une très bonne entrée en matière pour une saga
qui semble vraiment très aboutie et vaste

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Titre : La Quête du dragon ② (La Grande Guerre des Fils#2)(
Titre original : Dragonquest
Date de parution : 1971
Nombre de pages : 448
Lu en : Juin 2017

10/10

Quatrième de couverture : L'Étoile Rouge plane sur le ciel de Pern, les Fils mortels pleuvent périodiquement et les Chevaliers-Dragons affrontent le péril malgré les intrigues des Seigneurs et la malveillance des Anciens. Les chartes ne disent pas tout et les combattants opèrent à la limite de leurs forces. Pour relancer la guerre, il faudrait des armes nouvelles : les lézards de feu ? les larves ? la machine inconnue qui permettrait d'envahir l'Étoile Rouge ?

F'nor cherche inlassablement. Il trouvera l'amour de la jolie Brekke, un amour qui n'a d'égal que celui qu'elle porte à Wirenth, sa reine-dragon ; un amour plus fort que la mort, la nuit de la folie et le vide interplanétaire. Un tel sentiment peut-il sauver ceux qui l'éprouvent ? Peut-il aider leur cause dans la situation critique où elle est tombée ?


Mon avis : Ce tome est la suite directe du Vol du dragon. On y retrouve tous les personnages toujours en difficulté contre les Fils. Cependant, à force de recherches dans les documents des anciens, des nouvelles « technologies » sont développées pour lutter plus efficacement. En parallèle, la zone méridionale jouit de l'aide d'un allié inattendu.

J'ai lu ces deux tomes d'une traite, ils sont vraiment bien. La fin est poignante, entre un élément horrible, grosse perte pour les chevaliers-dragons (quelle horreur) et une idée qui finit mal... Autant dire que ça frappe fort !

En parallèle, nous aurons la chance de vivre une éclosion et une impression des plus étonnantes, d'un dragon hors du commun qui nous promet d'ores et déjà un futur intéressant.

En bref, un tome qui m'a énormément plu ! Que de nouveautés, ça fait plaisir ! :)

Suite superbe, on ne va plus m'arrêter ! Hahaha

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Titre : Le Chant du dragon ③ (Les Harpistes#1)
Titre original : Dragonsong
Nombre de pages : 248
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

9/10

Quatrième de couverture : Quel plaisir, d'observer, dans le ciel clair de Pern, le vol serein d'un chevalier-dragon ! Quelle tristesse de baisser la tête et d'embrasser du regard la rude banalité du Fort de Mer ! Menolly est une jeune fille passionnée de musique, et le vieux Petiron, le harpiste du Fort, la laisse chanter en secret les grands poèmes où se transmet la tradition de la planète, et qui doivent en principe être interprétés par des hommes. Il ne la corrige même pas quand elle improvise des variations personnelles sur ces airs sacrés. Mais les parents de Menolly, à la mort du bon musicien, croient le moment venu de redresser la barre. Ce sont des gens simples, ils ne comprennent pas que leur fille puisse être différente. Alors elle va rêver seule au désert, malgré la menace des Fils qui plane. Elle n'imagine même pas qu'un jour peut venir où elle ira trop loin et trouvera... peut-être sa mort, peut-être sa vie à elle, peut-être aussi toute la diversité du monde résumée dans une bande de petits lézards de feu.

Mon avis : Début d'un nouveau « cycle interne », Les harpistes.

J'ai été un peu déstabilisée par ce premier changement de cycles, les personnages que j'avais appris à connaître pendant deux tomes me manquaient un peu, et puis, très rapidement, j'ai commencé à m'attacher à ces nouveaux personnages, dont le plus important est sans aucun doute Menolly, une jeune femme du Fort de Mer, qui a un véritable don pour la musique.

Les choses ne sont pas toujours faciles, et elle va se retrouver loin de chez elle pendant une chute de Fils et faire une étrange découverte, un nid de lézards-de-feu ! Elle est présente à l'éclosion et nourri les petits, et ce qui doit arriver arriva...

Finalement, les choses vont bien changer pour Menolly, qui devient rapidement un personnage attachant, et on va suivre son instruction auprès du Maître-harpiste.

Dans ce tome, on délaisse les dragons, le côté chevaliers, et on s'intéresse davantage aux harpistes, à la musique, aux enseignements qu'ils transmettent. Le ton est complètement différent, l'histoire est plus calme, mais ça se lit tout seul, du bonheur à l'état pur ! (Surtout le début, dans la caverne, que j'ai adoré !)

Nouveau cycle sympa, on découvre de nouveaux personnages qui deviennent vite très attachants

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Titre : La Chanteuse-dragon de Pern ④ (Les Harpistes#2)
Titre original : Dragonsinger
Nombre de pages : 309
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

8/10

Quatrième de couverture : Menolly vient d'être admise à l'atelier de Robinton, le Maître Harpiste de Pern. Et la voilà debout en larmes dans la cour. Elle a compris que nul n'a de cadeaux à lui faire: ni les vieux maîtres, acharnés à pointer ses défauts; ni les autres apprenties, toujours promptes à jalouser ses dons; ni la logeuse épouvantée par ses lézards de feu. Comment s'enfuir avec ses pieds blessés? Comment jouer de la harpe avec ses mains déformées? Cette fois, Menolly est coincée, bien coincée, contrainte à résister sur place ou à capituler. Avec ses vêtements masculins en loques et l'infinie patience qu'elle oppose à ses persécuteurs, on dirait une autre Jeanne d'Arc ou même (quand les lézards de feu entrent en scène) une Blanche-Neige et les sept nains dans le donjon de la méchante reine. Son histoire, simple et cruelle, ne manque ni d'héroïsme, ni d'humour, mais ce qui par-dessus tout y fait souffler la joie, c'est la musique.

Mon avis : Pas grand-chose à dire, c'est la suite directe du Chant du dragon, on suit toujours Menolly dans son apprentissage. Et bien que je ne me sois pas particulièrement ennuyée, j'ai quand même trouvé certains passages peu passionnants et longs. Ce n'est pas dramatique, mais toutes les explications sur la musique, je pense qu'on aurait pu faire plus tonique, sans pour autant perdre ce qu'il apporte.

On apprend à connaître Piemur, un ami de Menolly, qui m'est rapidement devenu sympathique. En parallèle, de nombreux petits éléments font échos aux tomes précédents (les reines, Canth...) vraiment très sympa. Par contre, pour pouvoir en profiter pleinement, il faut vraiment ne pas laisser trop de temps entre les lectures, sinon je pense que c'est difficile de se souvenir de tout. (D'ailleurs, ces noms... Je galère !)

Sympa, mais j'ai envie de la suite du cycle principal (La Chute des Fils).

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Titre : Les Tambours de Pern ⑤ (Les Harpistes#3)
Titre original : Dragondrums
Nombre de pages : 281
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

6/10

Quatrième de couverture : Les gros tambours grondaient en réponse à un message venu de l'est ; Piemur s'éveilla. Il venait de perdre sa voix et son avenir de chanteur s'annonçait plus qu'incertain. Sa nouvelle affectation, c'était la tour des tambours: c'est là qu'on apprenait le rythme, la procédure d'alerte et surtout le langage codé grâce auquel tous les weyrs et les forts pouvaient répondre instantanément aux attaques des Fils.

L'art des tambours est lié à la guerre, à l'espionnage, à la communication. Nul ne s'étonnerait de voir Piemur, malgré son jeune âge, remplir des missions politiques. Et tout de suite il partit à dos de wherry – avec son amie Menolly – vers un petit Fort de Mer du sud, en attendant de s'embarquer pour le mystérieux Continent Méridional. Le plus malin des apprentis allait plonger dans la grande aventure.

Il allait tout découvrir, la beauté du monde, l'infamie des tricheurs, l'urgence de l'action et même la joie de se réfugier sur une île déserte. Plus tard, il reviendrait à ses tambours, riche d'expérience humaine et de savoir vécu. Assez pour vivre une vie d'homme.


Mon avis : Dans ce tome, on s'intéresse à Piemur, qui doit changer d'affectation, parce qu'il est en train de muer. Il se voit enseigner l'art des tambours. Il va se rendre dans le continent méridional pour savoir ce que manigancent les anciens, qui deviennent un peu suspects...

J'ai trouvé un peu long, sauf la fin (avec Farli et Stupide), ahhh ces paysages, ça fait rêver et j'ai envie de continuer mon exploration.

Je commence à vraiment envie de revoir le cycle principal.

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Titre : Le Dragon blanc ⑥ (La Guerre des Fils#3)
Titre original : The White Dragon
Nombre de pages : 446
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

10/10

Quatrième de couverture : Le jeune Jaxom est Seigneur du Fort de Ruatha, mais le régent Lytol, son tuteur, tient les rênes du pouvoir d'une main ferme. Jaxom rêve de devenir chevalier-dragon. Malheureusement il a conféré l'Empreinte à Ruth, le dragon blanc, deux fois plus petit que ses frères. On ne pensait même pas que cet animal vivrait. Maintenant, on ne sait pas qu'il est génial. Et tout le monde se moque du pauvre Jaxom.

D'ailleurs la condition des chevaliers-dragons tend à devenir moins prestigieuse. Il y a tant de moyens nouveaux d'exterminer les terribles Fils ! La prochaine frontière, c'est le Continent Méridional, où les Archives disent que les hommes avaient fondé leurs premiers territoires sur Pern avant d'émigrer vers le Nord.

Voilà un endroit où un audacieux peut faire ses preuves ! Les Anciens en exil y ruminent leur vengeance. Les cadets sans terre brûlent de s'y faire une place. Et le Seigneur du Fort Méridional a une sueur si belle...


Mon avis : Le Dragon blanc est la suite directe de La Quête du dragon. On finissait sur l'impression du dragon blanc nouveau-né par Jaxom. Dans ce tome, Ruth, le fameux dragon blanc, est déjà grand, et nous allons découvrir quelques-unes de ses capacités spéciales.

D'ailleurs, dans ce tome, on reparlera des petits lézards-de-feu, c'est pourquoi je conseille fortement l'ordre de publication originale, parce que sinon, on se retrouve avec des informations manquantes, que l'on obtient dans Le Chant du dragon.

L'histoire commence à changer agréablement, les tensions montent avec les anciens, qui ne vont pas se laisser faire, mais les habitants de Pern, après la visite du continent méridional par Piemur (Les Tambours de Pern) souhaitent aller voir également ce qui s'y passe.

Pour l'instant, je suis toujours à fond dedans ! J'aime les capacités qu'offre cet intéressant dragon blanc ainsi que la découverte du Sud. Par ailleurs, la fin est encore une fois exceptionnelle ! Je ne m'attendais vraiment pas à ça ! On en apprend plus sur les origines de Pern, et on sent que par la suite, le genre de la saga va changer petit à petit. Génial.

Superbe !
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Titre : La Dame aux dragons ⑦ (L'Épidémie#1)
Titre original : Moreta, Dragonlady of Pern
Nombre de pages : 415
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

8/10

Quatrième de couverture : L'hiver est fini, le printemps est de retour, toute la planète est en liesse au Fort de Ruatha pour célébrer l'intronisation d'Alessan, son jeune seigneur. Moreta, Dame du Weyr de Fort, est de la fête. Elle est sensible aux attentions d' Alessan. Le passage des Fils doit se terminer dans huit ans. Pour les habitants de Pern, l'obsession du danser se dissipe. On peut faire des projets d'avenir. Puis, sans avertissement, le malheur frappe : une bête s'abat, l'écume à la gueule, et meurt peu après.

C'est la première victime d'une maladie mystérieuse qui, en quelques semaines, va décimer la population. Les chevaliers-dragons agonisent, les Fils continuent à tomber, détruisant toute vie organique. Moreta se dépense dès lors sans compter. Multipliant les vols dans le temps et l'espace, la Dame aux dragons ira-t-elle jusqu'au bout du sacrifice pour assurer, en fin de compte, la victoire de la vie ?


Mon avis : Changement de programme pour un nouveau « cycle interne » celui de L'Épidémie. On se trouve ici bien des années avant les tomes précédents.

Nous allons y rencontrer Moreta, dame du Weyr, qui possède donc une reine dorée. Tout est au beau fixe avec différents rassemblements dans les Forts, les gens dansent, chantent, participent à des courses, peuvent découvrir de nouveaux spécimens animaux du continent méridional, une belle ambiance de fête, peu avant la chute des Fils, mais tout est sous contrôle.

Malheureusement, une terrible maladie frappe l'un des Forts et va progressivement toucher tout Pern. Les chevaliers-dragons ne sont pas protégés, et ils doivent pourtant lutter contre les Fils. Les pertes risquent d'être grandes, comment est-ce que Pern va s'en sortir ? Que va-t-il en rester après ces deux plaies ?

Un tome qui vient expliquer beaucoup de choses sur les tomes précédents, et qui nous met en garde contre ces horribles plaies qui pourraient bien ressurgir !

Petit saut dans le passé pas désagréable du tout

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Titre : Histoire de Nerilka ⑧ (L'Épidémie#2)
Titre original : Nerilka's Story
Nombre de pages : 182
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

1/10

Quatrième de couverture : L'épidémie ravage la planète Pern. Tous les habitants se mobilisent pour affronter la catastrophe. Seul Tolocamp, Seigneur régnant du Fort de Fort, refuse de porter secours à ses voisins. Nerilka, sa fille, a honte de cette attitude. Un jour elle se décide : elle emballe quelques médicaments et se glisse hors du Fort. Elle n'a plus rien à faire avec sa famille. Elle veut aider son peuple. Où pourra-t-elle se rendre utile ? Sa quête l'entraîne jusqu'au Fort de Ruatha, où le Seigneur Alessan prépare à la hâte le précieux sérum qui sauvera les gens. Une femme s'est déjà sacrifiée pour lutter contre le mal. Et maintenant Nerilka est prête. Il y a longtemps qu'elle a abandonné l'espoir de se marier et de fonder un foyer. Maintenant elle veut trouver le bonheur en se rendant utile. Elle ne sait pas encore que son choix va changer le cours de sa vie !

Mon avis : Allez, je vais être dure avec ce tome de La Ballade de Pern, mais c'est pour la bonne cause dirons-nous. Je trouve dommage de tomber sur un tel tome dans une saga que j'adore !

Ce tome est la suite directe de La Dame aux dragons, du cycle interne de L'Épidémie (qui ne compte d'ailleurs que ces deux tomes).

Pour faire court, dans La Dame aux dragons on apprend qu'une épidémie fait rage et on va suivre (à la troisième personne) ce que va faire Moreta pour en venir à bout. Finalement, une certaine Nerilka vient apporter son aide pour soigner les malades. Dans Histoire de Nerilka, eh bien... C'est Nerilka qui raconte (à la première personne pour la première fois dans la saga) ce qui s'est passé de son point de vue.

Donc, en gros, plus de la moitié est EXACTEMENT ce qui s'est passé dans le tome précédent... Puis quelques passages peu intéressants diffèrent, notamment la naissance d'un runner (aucune idée de comment ils sont appelés en VF), mais en gros, rien de bien intéressant.

Puis lorsqu'elle quitte son fort, on a le droit à des passages entiers repris mot à mot... Passionnant... -_-' et ça dure... Même lors de l'éclosion : les mêmes remarques, les mêmes informations déjà lues sur ce qui est un bon présage ou non, alors que les deux tomes ce suivent... Je ne comprends pas.

Franchement, s'il y a un tome que vous pouvez allègrement sauter, c'est celui-ci, il ne sert pas à grand-chose, n'apporte aucun nouvel élément (à part peut-être les 10 dernières pages), mais bon, rien d'indispensable. Au moins, les autres tomes qui ne sont pas directement liés à la guerre des Fils apportent des connaissances, des réponses ou des intrigues, un petit quelque chose de substantiel... Là, rien. Alors personnellement, je le mets dans un coin de ma tête, je l'oublie et je passe à la suite. ^^

Intérêt très limité, même histoire que La Dame aux dragon, mais raconté à la première personne par Nerilka...

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Titre : L'Aube des dragons ⑨ (Les Origines#1)
Titre original : Dragonsdawn
Nombre de pages : 519
Décor : Pern, espace
Lu en : Juillet 2017

10/10

Quatrième de couverture : L'amiral Benden a mis le vaisseau en orbite autour de la planète Pern. Et les futurs colons s'éveillent par milliers. Sorka était toute petite quand elle est montée dans l'astronef ; après quinze ans d'animation suspendue, elle n'a guère grandi. Les gens veulent mener une vie pastorale ; ce monde-là ne sera pas pollué. Très vite, ils se passeront de gouvernement ; chacun sera son propre maître, et tous vivront en harmonie. Mais on ne peut pas tout prévoir. Il y a des colons qui ne sont pas clairs. D'autres qui poussent la pureté si loin qu'ils ne songent qu'à se perdre dans la lande. Sean, le jeune gitan, n'a pas oublié ses chevaux. Sorka ne sait pas encore qu'elle partagera ses rêves. Les premiers explorateurs n'ont pas senti les séismes, ils n'ont pas vu les nuages noirs. Mais quand Sorka et Sean assistent à l'éclosion des dragonets, Pern leur offre un charmant remède au malheur qui plane. Anne McCaffrey traite ici un sujet très attendu de ses lecteurs : l'origine des chevaliers-dragons de Pern. Elle le fait sur un ton original, mêlant la science-fiction, la robinsonnade, l'utopie et le roman fresque.

Mon avis : Ahhh, L'Aube des dragons, on y arrive. Le tome 1 dans l'ordre chronologique ! C'est le premier tome réellement axé science-fiction que nous avons, dans le cycle interne Les Origines (1).

Enfin, nous allons avoir plein de réponses sur les questions que nous nous posons depuis plusieurs tomes ! Comment les premiers hommes sont-ils arrivés sur Pern ? D'où viennent les dragons ? Et tant d'autres. Bien sûr, des questions restent sans réponse, mais on y apprend déjà beaucoup de choses, et je me suis régalée avec ce tome ! On voit vraiment que l'auteure a pensé son œuvre dans une minutie absolue. Par exemple, on découvrira enfin les origines du klah, un détail dans cette œuvre, mais malgré tout une preuve que tout a été prévu, pensé et travaillé.

Saga superbe, changement de genre en cours de route maîtrisé à 100 % et absolument génial !

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Titre : Les Renégats de Pern ⑩ (tome unique)
Titre original : The Renegades of Pern
Nombre de pages : 416
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

5/10

Quatrième de couverture : Il y a les exclus. Celui qui a tué un homme. Celle qui a volé du pain. Celui qui a été maudit par son père. Il y a les errants. Le peintre qui parcourt le continent, cherchant l'inspiration. Le chevalier qui a perdu la tête à la mort de son dragon. Les caravaniers comme les parents de Jayge, qui vont commercer de Fort en Fort. Il y a Thella la rebelle, qui refuse le mari choisi par son frère et s'enfuit dans la montagne. Trop paresseux pour se creuser un Fort Trop orgueilleux pour jurer allégeance à un Seigneur ? En tout cas, ils vivent dans un monde vaste et beau et veulent en voir le plus possible. Mais quand reviennent les Fils, ils n'ont pas de murs pour les protéger. La colère gronde et Thella fonde la bande des renégats. Un idéal de violence et aussi, pour certains bannis, une espérance. Thella est audacieuse et destructrice. Un jour, elle s'en prend à la famille de Jayge, puis à Aramina, la fille qui entend les dragons. Et ça, c'est trop pour Jayge.

Mon avis : Je passe déjà sur l'intérêt complètement inexistant d'avoir mis ce tome dans l'intégrale 2... En réalité, il se passe après Le dragon blanc, un peu à cheval entre certains tomes, vu qu'on reprend le passé de ceux qui sont appelés les renégats, qui vivent à l'extérieur des Forts...

Il s'agit aussi d'un « cycle interne » unique, un tome tout seul, et franchement, tant mieux, j'ai envie de dire, parce que je me suis vraiment beaucoup ennuyée pendant les deux premiers tiers de l'histoire.

On rencontre plusieurs renégats, le début est complètement explosé entre plusieurs personnages, pour connaître leur passé, ce qui les a menés à être des renégats. C'est... long. Et je dois dire, assez inintéressant, parce que dès qu'on commence à suivre, paf, on passe à autre chose.

Finalement, le dernier tiers reprend la fin du dragon blanc, on a déjà trouvé les fameux vestiges des premiers hommes sur Pern, on sait déjà que les sœurs de l'Aube sont particulières et dès que l'histoire s'est raccrochée à cette trame, j'ai aimé. Le reste par contre, plus jamais. J'ai mis des jours à pédaler dans les 300 premières pages alors qu'en général, je dévore un tome en 2-3 jours...

Franchement, si vous ne voulez pas lire tous les tomes, celui-ci n'est pas le plus passionnant (même si les 40 dernières pages révèlent quelques mystères très importants, repris dans la suite dans le prologue, même si en beaucoup moins palpitant).

Possibilité de passer à côté sans trop y perdre